Lieu d’une longue aventure industrielle et ferroviaire liée au port de Bordeaux, la plaine rive droite en a subi le déclin, relégué à des activités parfois polluantes, aujourd’hui décalées par rapport aux attentes sociales en matière d’environnement et de cadre de vie. L’aménagement de ce foncier fait l’objet de plusieurs projets urbains, l’objectif étant d’arrimer la plaine rive droite au centre historique de Bordeaux. Afin d’éclairer la réflexion des élus et services de la ville de Bordeaux, une étude archéogéographique a été commandée pour comprendre la fabrique de ce territoire du début du XIXe siècle à aujourd’hui et identifier les logiques qui en sous-tendent le dessin des formes. L’étude a ainsi révélé un emboîtement entre formes physiques (cuvette marécageuse au centre de la plaine, ancienne île, érosion de la ligne berge, au sud, et progradation, au nord) et formes anthropiques (trames parcellaires et de drainage, réseaux des voies et des chemins, implantation du bâti) jusqu’au début du XIXe siècle, puis une rupture de cette logique d’hybridation avec, d’abord, la construction de l’avenue Thiers puis des voies ferrées en travers du marais intérieur, l’industrialisation ensuite des bords de Garonne et l’urbanisation enfin de la cuvette marécageuse. Partant, l’étude a permis de suggérer des pistes de travail à l’équipe d’architectes et d’urbanistes afin d’orienter le plan guide du quartier Brazza dans le sens d’une meilleure hybridation du projet avec les héritages.
Cette étude a été publiée dans les actes d’un colloque intitulé Représenter la ville sous le titre « L’articulation de l’héritage et du projet dans l’aménagement urbain ; l’exemple du secteur de Brazza à Bordeaux« .




