Commune péri-urbaine rattachée à Bordeaux en 1967, Caudéran est un territoire soumis à une forte pression foncière et immobilière, tandis qu’il reste déficitaire en logements sociaux. Le foncier mutable y est potentiellement important compte tenu de la taille de certaines propriétés, ce qui donne lieu à des opérations d’aménagement d’envergure. Pour maîtriser le développement du quartier, la direction générale de l’aménagement de la ville de Bordeaux a décidé d’élaborer un projet urbain fondé sur sa trame urbaine et paysagère héritée. Une étude d’archéogéographie a donc été commandée afin de comprendre l’organisation et la logique des formes planimétriques qui organisent le territoire et d’ouvrir ainsi sur des choix éclairés en matière d’aménagement. L’analyse a révélé les logiques du réseau viaire, organisé par une grande patte d’oie orientée vers la collégiale Saint-Seurin, à l’est, et par deux voies nord/sud formant un arc de cercle autour de Bordeaux.
Elle a également révélé les centralités anciennes de la commune, constituées par des hameaux disposés en grappe, qui vont fixer, dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’église et le bourg neuf de Caudéran. L’étude a montré, enfin, l’importance (en nombre et en surface) des chartreuses, domaines agricole et d’agrément, qui se développent dans le courant du XVIIIe siècle et dont le foncier va servir à asseoir l’emprise des lotissements urbains qui se développent dans la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle.




