Le site de Bialé, situé sur la commune de Saint-Justin, fait l’objet d’un programme d’étude dirigé par Charles Viaut (Université de Bretagne sud) visant à en dater les vestiges et à en caractériser l’occupation et la fonction. Considéré depuis le XIXe siècle comme la bastide d’Arolha mentionnée en 1284 dans un paréage de la vicomté de Juillac, le site fait actuellement l’objet d’une réinterprétation complète sur la base de fouilles archéologiques qui permettent de rapporter la construction de l’enceinte de terre au premier Moyen Âge. Dans le même temps, une première analyse archéogéographique du territoire d’Arouille a mis en évidence une grande forme quadrangulaire, inscrite dans le parcellaire, que ses dimensions et sa proximité avec la fortification de terre conduisent à envisager comme le possible site de la bastide. Ces observations font écho aux rares mentions textuelles de l’époque médiévale qui distinguent bien deux sites, le vetus castellare d’Arulha et la bastide d’Arolha.
S’agissant du volet archéogéographique du programme d’étude, les premières observations appellent de nouvelles investigations, tant sur l’étude du réseau viaire local et régional qui vient de s’enrichir de la découverte de plusieurs voies romaines dans le département des Landes (1), que sur l’établissement d’un corpus de sites bicéphales associant, sur un même lieu, un castrum et une bastide, à l’exemple du site de Bialé/Arouille (2), que sur la morphologie actuelle de bastides quasiment vide d’habitations au terme de 7 ou 8 siècles d’histoire (3). Telles sont les problématiques abordées dans ce rapport d’étude commandée par le laboratoire Ausonius de l’université de Bordeaux Montaigne dans le cadre du projet de recherche AgroPast qui s’attache à l’étude de l’agropastoralisme landais au Moyen Âge.




