Au nord-ouest de Bordeaux, les Jalles (du Taillan et de Canteret, d’Eysines et du Sable) offrent, sur 12 kilomètres de long, une continuité d’espaces naturels et agricoles qui constitue, avec les marais de Blanquefort et de Parempuyre, le Parc intercommunal des Jalles. Ce Parc a pour ambition de faire de ces milieux un vaste espace de tranquillité et de biodiversité propice à la découverte du milieu, des pratiques agricoles traditionnelles et du patrimoine historique local. L’élaboration d’une charte paysagère et environnementale (2008) devait offrir un socle à ce projet mais, de l’avis des services en charge du dossier, elle n’a permis, ni de dégager l’intelligibilité souhaitée, ni d’orienter suffisamment l’action des services. C’est la raison pour laquelle une étude archéogéographique a été commandée par la direction de la Nature en centrant le propos sur la dimension absente de la charte paysagère et environnementale, celle de l’héritage et de la mémoire des lieux appréhendés au travers de l’analyse des formes des paysages. En effet, avant d’être l’habitat d’espèces rares, protégées au titre de classements de type ZNIEFF, ZICO, ZPS ou NATURA 2000, un territoire inondable soumis aux prescriptions d’un PPRI ou un espace agricole objet d’un réaménagement foncier dans le cadre d’un PPEANPP, le territoire du Parc des Jalles est d’abord un milieu marécageux, desséché et aménagé au cours du XVIIe siècle par des ingénieurs hollandais, puis par le marquis de Brias, dans la seconde moitié du XIXe siècle, pour la partie la plus à l’ouest de la vallée. L’étude archéogéographique a ainsi permis de comprendre l’organisation, la logique et la dynamique historique des formes qui organisent le territoire du Parc ainsi que ses transformations, des plus anciennes aux plus récentes, et de retisser du lien entre les acteurs et parties prenantes de ce projet de territoire. En effet, il est apparu que les lieux sont devenus presque transparents, fractionnés en une multitude de zonages particuliers et de points de vue spécialisés (celui du paysagiste, du géomètre, de l’écologue, de l’hydrologue, etc.), qui ne permettent ni de dégager une vision claire du territoire, ni une vision partagée de ce qu’il conviendrait de faire. C’est l’un des apport de l’étude que d’avoir permis de recréer du lien autour des lieux.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans dans le numéro 27 de la revue Les carnets du paysage, sous le titre « Etudier les dynamiques paysagères dans les démarches de projet : pour quoi faire ?« .

Vallée des jalles

Intitulé de l’étude

Etude des formes et de l’histoire des paysages du Parc intercommunal des Jalles (secteur des Jalles)

Maîtrise d’ouvrage

Communauté urbaine de Bordeaux (Direction de la nature)

Date de rendu du rapport

Septembre 2013

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